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A  MONSIEUR         LE PRESIDENT  DE L’ALGERIE NOUVELLE                                                             ALGER  ….lettre ouverte pour le president

 

Monsieur

                  C’est avec un grand respect, que je m’adresse à vous en ma qualité  d’ex-magistrat, qui a fait l’objet d’une mesure de révocation du corps de la magistrature. Cette mesure combien grave a été prise à mon encontre à un moment où j’ai  contesté  le non respect du  principe de l’inamovibilité du juge du siège et à un moment où j’ai écrit et fait éditer des livres de droit. Ainsi, mon cas est très significatif de cette injustice, puisqu’après avoir exercé durant plus de 28 ans, dans l’excellence, la probité et l’abnégation, je fus radié sans avoir commis une seule faute professionnelle méritant ma radiation du corps de la justice. Mon éviction a été provoquée par l’inspection générale et la chancellerie sur la base d’une parodie, résultante toute naturelle de manigances de personnages qui ont eu beaucoup d’aubaine, qui ont pris l’audace d’utiliser abusivement les rouages de l’état pour régler les comptes des meilleurs enfants de la justice de notre pays.                                    

                   Monsieur le président, je tiens à vous réitérer que je suis victime d’une machination méphistophélique montée de toutes pièces dans l’invective et l’ignominieux. La mauvaise foi, la malveillance, la diabolisation systématique des magistrats qui portent un espoir, la contestation de toute réussite au sein du corps sont devenues  une priorité de personnages zélés tous destitués a leur tour par le HIRAK et d’autres pour pléthores. L’aberration réside dans le fait que , même si leurs dépassements ont été répertoriés et leur HOGRA confirmée, et bien qu’ils soient presqu’en totalité limogés, leurs piétinements anticonstitutionnels, quant à eux sont restées immuables, l’injustice quant à elle définitivement consacrée et les déboires  demeurent toujours d’actualités.

 En ce qui me concerne, je fus radié pour les motifs suivants :

                     1-Edition d’un livre sur le droit administratif sans autorisation d’un ministre presqu’analphabéte.

                  2- On m’a reproché le fait d’avoir invité l’ex président feu AHMED BEN BELLA  à assister à la conférence que je devais donner à l’occasion de l’édition d’ouvrages dont il a été auteur de la préface. C’est surtout et plutôt à cause de cette invitation qu’on  a vite fait de tenter de me délester vainement et dans le fallacieux manifeste de mon honnêteté  piétinant ainsi toutes les normes constitutionnelles.

                       3- On m’a reproché le faux dans la déclaration du patrimoine : Pour donner de la consistance juridique à ma radiation mûrement programmée, on a joint à mon dossier disciplinaire des actes de propriétés d’immeubles qui appartiennent à une personne étrangère, homonyme de mon épouse. Un faux délibéré et manifeste.

                4- On m’a reproché le fait d’avoir proféré des injures: à l’égard une fois du ministre, une autre fois à l’égard du président de cour et ce, sans préciser aucunement ni exactement  en quoi consistaient ces injures. Il s’agit là d’une parodie en live jouée en trois dimensions. L’Arrêt de radiation mentionne quant à lui une injure à l’égard de la ville de MCIRDA . L’aberration  est de taille .

      Monsieur , comme vous allez le constater sûrement, aucun des reproches préfabriqués qui entraîne la révocation ne fut retenu contre moi ,encore moins celui relatif à la fausse déclaration de patrimoine originairement inexistant, aucune assise juridique n’a été consacrée dans le droit et l’équité pour les autres. Seule, une atteinte flagrante à mes droits en tant que magistrat inamovible est usitée dans le faux et le perfide. Ajouté à cela le fait d’avoir écrit et édité des livres en la matière du droit ,initiative  considérée par mes supérieurs comme une violation de l’obligation de réserve.

          Monsieur, plusieurs enquêtes quémandées par les pouvoirs publics à mon égard, ont toutes abouti à la conclusion selon laquelle je suis de bonne moralité, compétent et sujet d’injustice. Même le ministre de la justice a sollicité ma présence auprès d’une commission qui m’a entendu et a confirmé la parodie des gens malheureux sans pour autant  remédier à ce qui s’apparente à une violation constitutionnelles effrénée  .     

              Monsieur , toutes les démarches effectuées dans le cadre de cette malheureuse affaire  ont été vaines. C’est pourquoi, je m’oriente vers vous , après un combat qui aura duré plus de 10 années, à l’effet de vous prier de bien vouloir inscrire mon cas dans  celui du combat ayant pour seules stèles, la réhabilitation des droits violés et bafoués, la sauvegarde de l’indépendance du pouvoir judiciaire et la garantie des droits et des libertés , sujets que j’ai consacrés dans un livre  sous le titre « AU NON DE LA LOI  AU NOM DE LA ISSABA ».

 Je vous prie de bien vouloir croire en mes sentiments les plus respectueux. 

 Mr. HADJRI FOUAD   

 

                                                   PARCOURS PROFESSIONNEL

         – Procureur de la république    1980   ORAN                                               

         – Doyen des juges d’instruction  1982 ORAN

         – Chambre de droit commun1982 ORAN

         – Chambre économique1986 ORAN

         – Conseiller chambre pénale1988 SAIDA

         – Conseiller chambre commerciale 1994 MOSTAGANEM

         – Conseiller chambre Statut Personnel MOSTAGANEM

         – Conseiller chambre civile et prudhommale  MOSTAGANEM

         -ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ALGER 2003

         – Président chambre administrative   2004  ORAN                 

         – Président du tribunal criminel 2004  jusqu’en 2007 ORAN

        – Président chambre administrative Sidi Bel Abbes  fin 2007                              

                                           AUTEUR DE PUBLICATIONS DE DROIT

          – Le juge administratif et les réalités juridiques  DAR EL GHARB  ORAN 2008                                                             

           – Collection et index des matières administratives OPU ALGER 2007

                       *Code de la Réconciliation nationale

                       *Constitutions Algériennes et Organisation Judiciaire

                       *Code Sécurité Publique et Sécurité des Entreprises

                       *Code général et particuliers de la Fonction Publique

                       *Code des Investissements et le Code des Marchés publics

                       *Code du Foncier

                       *Code de l’expropriation et  code des concessions

         –   Le procès  criminel  DAR LE MILLENIUM en ARABE 2009

         –   Robes noires dessous obscurs DAR LE MILLENIUM en FRANCAIS 2009

         –   La responsabilité médicale  OPU en FRANCAIS 2016

         –   L’expropriation pour cause d’utilité publique   EN VOIE DE PARUTION

         –   Au Non de La Loi  Au Nom de la ISSABA  paru en FRANCAIS Mars 2020

         –   Autopsie du système judiciaire  paru en ARABE Mars 2020

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